Etude de cas : Je suis locataire

Regroupement de crédit pour un locataire : Etude de cas

Le regroupement de crédit lorsque l'on est locataire ne peut être garanti par une hypothèque sur un bien immobilier. La marge de manœuvre est donc considérablement réduite pour l'emprunteur et pour l'organisme préteur.

Les locataires ne peuvent regrouper que des crédits consommation, des crédits revolving, des découverts bancaires et des dettes personnelles. Sur ce genre de crédits et d'arriérés, la démarche du regroupement de crédit est beaucoup plus souple et moins onéreuse que dans le cas d'un regroupement de crédits propriétaires (comprenant le rachat d'un crédit immobilier). En effet, la loi interdit aux organismes bancaires d'imposer des pénalités pour remboursements anticipés sur des crédits consommation et revolving. Les taux d'emprunt étant dans le cas d'un regroupement de crédit souvent inférieurs aux taux d'origine, l'emprunteur peut se permettre d'allonger la durée de remboursement de son prêt pour faire baisser ses échéances mensuelles sans voir son coût global de crédit exploser.

Un exemple type

Marie et son époux Alain sont locataires de leur logement. Ils payent chaque mois un loyer de 650 € pour des revenus de 3 500 € nets. Au fil de ces dernières années, ils ont contracté plusieurs crédits personnels dont certains arrivent bientôt à échéance.

La situation du couple est donc la suivante : 3 500 € de revenus - 650 € de loyer = 2850 € disponibles - 759 € de crédit = 2091 € de reste à vivre soit un taux d'endettement de plus de 40%. Sachant que le couple attend un enfant et que leur projet est d'acheter à moyen terme un logement bien à eux, ils pensent à regrouper leurs crédits pour pouvoir économiser de l'argent en vue de constituer un apport. Plusieurs options se présentent alors à eux.

Hypothèse 1 : regroupement de tous les crédits

En regroupant l'ensemble de leurs crédits, ils ont besoin de 12 520 € auxquels ils souhaitent rajouter une trésorerie de 3 000 € pour pouvoir faire face aux frais de la naissance à venir. Leur besoin est donc de 15 500 €. En étalant leurs dettes sur 5 ans à un taux moyen de 7.50%, leur mensualité descendra à 310 € (coût total du crédit 3134 €). Leur taux d'endettement loyer compris passe alors à 27% ce qui leur laisse largement de quoi mettre de côté 300 € tous les mois pour constituer un apport qui se montera dans 5 ans à 18 000 €.

Hypothèse 2 : regroupement d'une partie des crédits

Sachant que le prêt pour l'achat de la première voiture arrive bientôt à échéance puisqu'il ne reste plus qu'un an à payer, ils en ont déjà payé la quasi totalité des intérêts (707 € sur 806 €). En sortant ce prêt de la procédure de rachat, le montant à regrouper s'élève à 9750 € + 3000 € de trésorerie soit 12 750 €. En étalant cette dette sur 5 ans à un taux moyen de 7,50%, leur mensualité descendra à 255 € (coût total du crédit 2579 €). En comptant les remboursements à courir du prêt pour la 1er voiture (239 €), leur taux d'endettement passe alors à 32%. Ils peuvent commencer à mettre de côté 150 € par mois par exemple puis dès que le prêt voiture est soldé, s'ajoutent les 239 € de la mensualité soldée. En 5 ans, ils pourront mettre de côté : (150x12)x5 € = 9 000 € + (239x12)x4 = 11 472 €, soit sur 5 ans, 20 472 €.

En résumé :

Lorsque les prêts sont pratiquement finis de remboursés, il est souvent plus intéressant de laisser courir les échéances dues sur la période restante pour éviter de multiplier le paiement des intérêts.

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